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Il fait beau ! Ouvrons la Lucarne.

  • gvouligny1
  • 10 août
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 août

Il y a des idées qui surgissent comme un éclair. Et il y a celles qui s'installent doucement. Au fil des rencontres. Comme une intuition qui refuse de nous laisser tranquille. Celle-ci s'était lovée dans un coin de ma tête. Elle y a pris son temps. Elle a mûri.


J’ai œuvré pendant vingt-cinq ans auprès d'organisations, de collectivités, d'équipes et de dirigeant·e·s. Chaque projet, chaque mandat était différent. Mais, étonnamment, les situations se ressemblaient.


Très souvent, la demande initiale n'était pas le véritable enjeu. Une stratégie de communication interne révélait un défi de gouvernance. Une campagne de promotion cachait une vision qui manquait de clarté. Une réflexion sur l'image de marque devenait une conversation sur la proposition de valeur. Une difficulté à convaincre était parfois… une difficulté à écouter. Ce n'était pas une erreur de diagnostic. C'était simplement la réalité qui se révélait peu à peu. Très souvent, nous étions en train de travailler le contenant, alors que le contenu avait besoin d'être clarifié.


J'ai découvert qu'avant de chercher des solutions, nous avions souvent besoin d'une conversation. C'est ainsi que ma façon de travailler a commencé à changer.


Je me suis rendu compte que je m'intéressais de plus en plus aux liens qui unissent les expertises, aux moyens de relier les regards.


J'ai naturellement tendance à voir les interrelations avant les catégories. À chercher les causes plutôt que les symptômes. À faire émerger les besoins réels derrière la demande initiale.

À dessiner les écosystèmes. À créer des ponts entre les personnes, les idées et les équipes.

J’aime rassembler les gens. J'aime être une passeuse. Celle qui fait circuler les idées.

Parce que je suis convaincue que les meilleures réponses émergent rarement d'une seule perspective.


Selon moi, les solutions les plus robustes naissent lorsque les bonnes personnes

mettent leurs expertises en dialogue, au bon moment, autour des bonnes questions.


Nous traversons une époque fascinante où les repères bougent sans cesse. La transition socioécologique, les transformations du monde du travail, l'instabilité politique, les

mutations technologiques, la rareté des ressources, les attentes citoyennes… tout cela exerce

une pression immense sur les organisations et les collectivités.


Les défis ne se présentent plus un à un. Ils s'entrecroisent. Ils se répondent. Les enjeux deviennent de plus en plus complexes.


Cette nouvelle réalité appelle une vision globale et nuancée des situations. Et surtout, cela demande de l'humilité.


Aucune personne, aucune organisation ne peut prétendre, seule, comprendre toute cette

complexité.


Les enjeux deviennent de plus en plus systémiques. Les réponses doivent l'être tout autant.


C'est de cette conviction qu'est née La Lucarne | collectif conseil. Une structure légère. Agile.

Fondée sur l’intelligence collective. Qui reconnaît les forces déjà présentes au sein des équipes accompagnées. Qui fait dialoguer les connaissances terrain, les expériences vécues et les savoir-faire.


Un collectif capable d'évoluer avec les besoins réels d'un projet plutôt que d'imposer une

formule toute faite. Un collectif qui accepte d'ajuster son accompagnement à mesure que le besoin se précise. Où une démarche de communication peut naturellement faire émerger un besoin en

gouvernance, en facilitation, en ressources humaines, en mesure d’impact ou en réflexion

stratégique. Où les expertises dialoguent plutôt que de travailler en parallèle.


Au fil des années, j'ai eu la chance de croiser des personnes d'exception. Des personnes aussi talentueuses qu'humaines. Des coups de cœur professionnels avec qui les idées circulent librement, les désaccords font avancer la réflexion et la confiance s'est construite au fil des projets. La Lucarne n'aurait jamais vu le jour sans ces rencontres. C'est avec elles et eux que j'ai eu envie de construire ce collectif.


Oui, vraiment. L’important, ce n’est pas de tout savoir. C’est de savoir bien s'entourer.


J'aime imaginer une lucarne comme une ouverture. Elle ne change pas le paysage.

Elle laisse simplement entrer assez de lumière pour qu'on le regarde autrement.

C'est exactement ce que j'espère construire avec la Lucarne.


Un espace où l'on prend le temps d’habiter les idées avant de chercher des réponses. Où l'on explore les perspectives avant de choisir une direction. Où les expertises se rencontrent, les liens se révèlent et les possibles émergent.


Au fil des prochains mois, le blogue Vues de la Lucarne sera le prolongement de cette conversation. Il prendra aussi la forme d'une infolettre.


Mes collègues et moi y partagerons des réflexions, des projets, des lectures, des rencontres et quelques intuitions qui, je l'espère, nourriront les vôtres.


Si ces réflexions vous donnent envie d'habiter un peu plus longtemps une idée, d'ouvrir une nouvelle perspective ou simplement d'amorcer une conversation, alors cette lucarne aura déjà rempli sa mission.


Bienvenue, vous êtes ici chez vous.


Il fait beau! Ouvrons la Lucarne.


Geneviève Vouligny-Schnée, fondatrice de la Lucarne | Collectif conseil










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